L’humeur de la semaine: L’Etat et l’économie ménagère

L’Etat ferait bien de s’inspirer de l’économie ménagère…

Il y a déjà un bon moment que j’ai réalisé, qu’en payant mes impôts, je jette l’argent par la fenêtre.

Nos politiques nous parlent de crises depuis 1974 au moins, probablement pour justifier leur laxisme.

Alors que c’est simplement le temps qui avance et l’environnement qui se meut, nécessitant sans cesse de s’adapter au changement permanent.

Et notre mode de gouvernance est statique depuis des lustres. La politique est une profession, alimentée surtout par des fonctionnaires, en majorité de l’éducation nationale.

Pourquoi ?

Face à leurs difficultés, ils ont toujours la même réponse: dépenser plus!

Un ménage bien géré ne dépense pas plus qu’il ne gagne, sauf pour investir et là il emprunte.

Une entreprise bien gérée agit de la même façon et n’emprunte à long terme que pour des investissements à long terme.

Pourquoi ?

Parce qu’un ménage ou une entreprise n’a pas la possibilité de décréter en fin d’année un ajustement de salaire pour couvrir les charges de ménage ou une surfacturation client pour couvrir les charges courantes de l’entreprise.

Pour préparer le futur, un ménage emprunte sur le long terme pour un investissement à long terme, la maison; une entreprise emprunte à long terme pour son outil industriel.

Un ménage bien géré n’emprunte pas à long terme pour se payer des vacances et une entreprise bien gérée n’emprunte pas à long terme pour combler un déficit d’exploitation.

Mais l’Etat a cette possibilité extraordinaire de lever l’impôt quand bon lui semble, la loi de finance rectificative ! Que cela sonne bien !

On peut le comprendre pour des investissements qui préparent l’avenir et qui rapporteront aux contribuables dans le futur.

Mais emprunter pour couvrir l’excès de dépenses de fonctionnement, tous les ans, est suicidaire, mais cela dure depuis plus de trente ans.

Et nous aurons bientôt à en pâtir, probablement rapidement par l’utilisation de la loi Sapin 2 pour bloquer l’épargne des fourmis et le distribuer aux cigales.

Pendant ce temps, aucun des privilèges de nos politiques n’ont été sérieusement amputés et les places sont disputées.

Le nouveau Président avait cette ambition de réduire le déficit de la France, pas suffisamment lui rétorque Madame Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation IFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques)  dans son dernier ouvrage « EN MARCHE VERS L’IMMOBILISME »

Le quinquennat a aggravé la situation ; nous avons maintenant 4 anciens Présidents de la République à entretenir et ils sont de plus en plus jeunes, puisque les français ne veulent plus des vieux, comme les entreprises.

C’est un détail, me rétorquera-t-on, mais vous voulez que je fasse la liste interminable des détails ?

Nous sommes à plus de 50% de prélèvement obligatoires, alors que la bourgeoisie a coupé la tête au roi en 1793 pour une imposition bien inférieure, cela devrait donner à réfléchir à notre classe politique !

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bp

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