L’humeur de la semaine: vers la suppression du RSI?

RSI

Liberté chérie, où es-tu?

Le  RSI, régime social des indépendants devrait vivre ses derniers mois ! Emmanuel Macron a répété maintes fois son intention de le supprimer pour « l’adosser au régime général ».

Selon le principe de marketing politique adopté par le parti EN MARCHE, l’écoute du terrain a conduit le candidat Emmanuel MACRON à proposer cette solution simpliste.

Mais cette recette répondra t’elle aux besoins des entrepreneurs ?

Le Président Emmanuel MACRON serait bien inspiré d’approfondir cette problématique.

Depuis longtemps, un entrepreneur a le choix de son système social, le RSI en créant une EURL ou une SARL ou le régime général en choisissant le statut de SAS pour sa société. Alors pourquoi supprimer le RSI ?

De nombreuses SARL ne sont-elles pas transformées en SAS ?

Ce choix, je l’ai fait en 2014, non pas pour quitter le RSI, avec lequel je n’ai eu personnellement aucun problème, mais pour quitter la CIPAV, qui joue le rôle du RSI sur la partie retraite, lorsqu’on intervient dans le conseil. (Et dans ce cas, on ne peut pas refuser la CIPAV au profit du RSI ce qui est un comble !)

Lors de la liquidation des comptes, le RSI, via la RAM, m’a remboursé le trop perçu pour les postes SANTE PREVOYANCE  ; la CIPAV ne m’a rien remboursé pour le poste RETRAITE : j’ai pris ma retraite au 30 juin, mais j’ai payé l’intégralité des appels de l’année en cours, même sur la partie retraite complémentaire, ce qui est scandaleux !

Un « vol légal » de presque 10.000€ !

UN CONSEIL AVISE ; si vous êtes à la CIPAV, faites valoir vos droits à la retraite le 31 décembre !

S’il fallait supprimer un organisme, il faudrait supprimer la CIPAV, pas le RSI, qui s’est bien amélioré.

Mais la suppression est une solution qui dépend d’autres paramètres, sur lesquels je n’ai pas suffisamment d’informations pour me forger une opinion ; mais on pourrait imaginer d’imposer à la CIPAV une liquidation des appels prorata temporis !

Les reproches qui sont faits par certains au RSI sont en fait le résultat d’erreurs commises par l’URSSAF dans les cotisations appelées, lesquelles, faut-il le rappeler, sont calculées avec la chaîne informatique des Urssaf.

Vouloir résoudre ce vrai problème par cette fausse solution, ce n’est pas rendre service aux entrepreneurs !

Mais dans cette affaire, croyez-vous vraiment que l’on cherche à améliorer le sort des entrepreneurs ?

L’avantage du RSI réside dans le niveau beaucoup plus faible des charges, ce qui est important en période de création, pendant laquelle les moyens de la société sont limités.

Si l’entrepreneur est un ancien cadre salarié, qui veut à tout prix préserver son niveau de retraite, il choisira le statut de SAS, avec des charges proches du salariat, aux cotisations de chômage près.

Mais si cet ancien cadre salarié veut privilégier un bon démarrage de son projet, il peut choisir de le faire au détriment de sa situation personnelle, puis envisager une transformation de statut lorsque son affaire sera solide.  Tout le monde ne cherche pas à préserver son seul petit intérêt à court terme.

Ce choix doit rester la liberté de l’entrepreneur, surtout de celui qui a choisi l’autre statut beaucoup plus engageant d’entreprise individuelle, responsable sur ses biens propres.

Mais j’ai cru entendre que l’on souhaitait faire bénéficier les entrepreneurs des avantages du chômage.

Notez-bien à ce niveau, que l’on part de l’axiome que le chômage est un avantage pour un entrepreneur !

En êtes-vous certain ?

Lorsqu’on entreprend, on le fait avec conviction, pas en imaginant l’échec, même si l’on sait qu’il fait partie du risque.

Le fait de se sentir protégé par les indemnités chômage risque au contraire de constituer un handicap pour l’entrepreneur, qui inconsciemment n’ira peut-être pas rechercher au fond de ses tripes les efforts nécessaires pour réussir.

Pire; s’il n’a pas le choix, la bureaucratie lui aura mis un boulet aux chevilles qui sera peut-être responsable de sa perte.

De trop lourdes charges, en période de démarrage, peuvent être la cause de difficultés, voire de disparition de l’entreprise.

Il faut laisser la responsabilité totale à un entrepreneur, même celle de choisir de prendre une assurance – perte de rémunérations – privée ou de ne pas en prendre.

Mais peut-être ne veut-on plus que des salariés-entrepreneurs ?

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